Quand on vit aux cotés des gens on ne se rend pas vraiment compte qu'ils changent, et c'est comme cela qu'on finit par les perdre.
Les yeux dans le vague , les mains dans la boue , le coeur à genoux. Et maintenant que nous reste-il à part un baume après soleil ? Que reste-il de nos amours, de nos sourires, des éclats de rire, des regards qui filent ? Qui filent et qui passent. Nous reste-il de la force et du courage pour l'alternative qui nous obsède ? Continuer ou Recommencer. Insister ou Oublier. Persister ou Refaire. J'aimerai bien réellement connaître ce qui en vaut la peine , la peine de l'effort. Et je voudrais que nos rires résonnent tellement forts que je puisse les entendre à travers cette photo. Et crier au monde entier qu'être heureux n'est pas si compliqué, alors que le bonheur est bien trop souvent exploité de façon superficielle. Il est indispensable, le bonheur. Mais c'est chiant , surtout quand on a ce qu'on voulait, mais qu'on se rend compte que ce n'est pas ce qu'on vouloit. Il est factice, car il n'existe pas tel quel. Les effets sont palpables, eux. On ne peut pas en parler, c'est impossible de lui attribuer des mots, le bonheur est sans doute le truc le plus inqualifiable. C'est peut être pour celà qu'on prefère se vanter et se vautrer sur la fatalité. C'est petit, c'est facile, une fois qu'elle vous tombe dessus, c'est finit, la boucle est bouclée, et on en parle plus. Le bonheur, on se fatigue tous à lui courrir arès, jusqu'à en devenir comptement possessif sans reellement le posseder, paradoxe des insatisfaits. On s'évertue à en crever sans prendre conscience de demain et d'après demain. Que tu en voudras encore et encore, de ton bonheur à deux balles.